La nuit dans l'abri jardin alsace était
plutôt lugubre. Le vent sifflait entre les planches et donnait
l'impression que le lieu était hanté par un quelconque monstre. Le
planché grinçait sous le moindre des pas de Albert ( qui ne
marchait pas bien entendu, mais rampait comme tout ver.) La poussière
s'était accumulé au fil du temps, et on voyait vite que l'endroit
servait à ranger le bric-à-brac des propriétaires ainsi que les
outils de jardinage. Ils avaient installés un futon pour leur hôte
et lui avait même donné une vieille lampe à huile pour s'éclairer.
Le ver ne voulait pas déranger plus que ça, il avait déjà fait
trop de dégâts. Cependant le moindre grincement ou sifflement lui
rappelait sa terrible nuit ou Léon avait tenté de le tuer. Il
savait que le monstre craignait la lumière ( d’où toute ses
histoires de casque bleu à lampe tant convoité) et il ne voulait
donc pas éteindre la lampe donné par ses hôtes. Mais le véritable
problème était que Albert n'y voyait rien, qu'il fasse jour ou
nuit, il ne pouvait pas le savoir, mais en revanche son ouïe était
très développé. Et les sons inquiétants qu'il entendait l'étaient
encore plus qu'on ne peut le croire. Léon avait pour habitude d'être
très discret, il se déplaçait de façon assuré, sans se trahir.
Il ne se faisait jamais repérer par ses proies qu'il chassait, le
ver le savait, et cela faisait plus de trois mois qu'il le
pourchassait. La nuit ou l'attaque s'est produite, il faisait très
froid pour un soir de printemps au Mexique, Léon était venu d'un
coup pour attraper le pauvre bougre, heureusement il s'était assez
débattue pour lui rentrer dans le nez et le faire éternuer. Il
avait perdu certes la moitié de son corps, mais garder la vie sauve.
Un craquement sinistre se fit entendre sur la terrasse bois alsace.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire